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Les serveurs informatiques et les infrastructures techniques qui leur sont associées, comme par exemple le conditionnement d'air des salles et les alimentations secourues, contribuent de manière significative à la consommation d'énergie et aux coûts de fonctionnement des technologies de l'information et de la communication (TIC). Suivant des études récentes, la consommation annuelle d'énergie de l'ensemble des serveurs aux États-Unis est du même ordre de grandeur que celle de l'ensemble des téléviseurs. En Europe, les serveurs informatiques constituent le deuxième poste de consommation d'énergie de l'ensemble des TIC après les téléviseurs. La consommation d'énergie des serveurs au niveau mondial serait d'environ 123 TWh/an (1). Selon des prévisions pour le marché allemand, la consommation d'énergie des serveurs devrait augmenter de 50% entre 2005 et 2010 (2). Il est également probable que la facture énergétique pour le fonctionnement des serveurs sera supérieure aux coûts d'investissement en matériel pour ces serveurs d'ici 2015.
Des solutions matérielles et logicielles permettent d'améliorer la performance énergétique des serveurs réduisant ainsi la consommation d'énergie et les coûts de fonctionnement à la fois des systèmes dédiés aux TIC et des infrastructures (refroidissement, alimentation, etc.) En fonction du service fourni par les serveurs ou des applicatifs concernés, il est possible d'atteindre entre 20 et 70% d'économies. Différentes options techniques sont déjà disponibles pour améliorer la performance énergétique des serveurs telles que des composants matériels à haut rendement, des systèmes de gestion énergétique ou des solutions logicielles comme la virtualisation.
Le projet Efficient Servers, mené dans le cadre du programme Énergie Intelligente Europe de la Commission Européenne, a pour objectif de démontrer que d'importants gisements d'économies sont concrètement exploitables grâce à des améliorations technologiques, et de promouvoir le développement du marché des serveurs énergétiquement performants.
Le projet est mené par un consortium international constitué par l'Agence Autrichienne de l'Énergie (coordinatrice du projet), IBM, Sun Microsystems, l'Université de Karlsruhe (Allemagne), l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie, France), et le bureau d'études Robert Harrison Ltd en liaison avec le Programme de Transformation du Marché Britannique (Royaume-Uni).
Si vous êtes intéréssés pour prendre part à ce projet en tant que partenaire, nous vous invitons à vous inscrire en suivant le lien indiqué. Votre inscription vous permettra de recevoir des informations sur les résultats du projet et de participer au forum des partenaires. » Lien
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